Pourquoi les écritures murales ?


Berlin, Belfast, Gdansk, Jérusalem, le Cap, Los Angeles, Mexico, Naples, New York, Philadelphie, San Francisco, Soweto, Valparaiso… et aujourd’hui Marseille.

Qu’ont toutes ces villes en commun ? De grandes influences communautaires et de grandes réalisations d’art mural connues dans le monde entier.

L’art mural est un art horizontal, c’est un acte en lui-même de médiation, s’appuyant sur des lieux de transition, de liaison. Il contribue à relier les gens à l’espace public tout en ouvrant une ville sur le monde grâce à sa forte dimension internationale. Le projet les Murs de la L2, bien qu’inspiré de ces premières initiatives, invente et propose tout un programme de création, de réalisation et de rencontre, à partir du tracé de la Rocade L2, mais aussi à partir d’interventions dans les quartiers attenant et par touches ciblées et emblématiques dans la ville.

Grâce à la réalisation de projets artistiques et participatifs, de rencontres entre artistes locaux et internationaux, le projet les Murs de la L2 participe à créer du lien, favorise le vivre ensemble et un travail pédagogique. Les Murs de la L2 dessinent les contours d’une histoire qui s’écrit ensemble, sous le signe du lien et des écritures.

« Les murs d’un coin de la planète à l’autre, reflètent les mêmes espoirs et les mêmes misères de notre condition humaine. Pris dans un tourbillon incessant de nouvelles et d’informations, l’homme s’approprie le mur comme un espace personnel ou écrire ses joies et ses peines, ses révoltes et ses aspirations. Il raconte la réalité de l’époque, à hauteur d’homme, dans la crudité du moment vécu. Dessins éphémères ou fresques gigantesques, les peintures murales sont un mode d’expression libre de toute contrainte artistique ; et même si aujourd’hui les espaces à peindre sont de plus en plus « règlementés », elles demeurent le reflet de tous les murmures et de tous les cris du monde. »

Dominique Rabotteau, Murmures du Monde, Éditions de la Martinière

 

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